Dans son monde merveilleux, Delphine commence à être lassée du professionnalisme et du taux de compétence élevé de la direction de la communication (Ben, oui, y'a une direction de la com' qui chapeaute les chargés de com'. On va quand même pas prendre des responsabilités, non ?).
Les filles de la communication sont très gentilles, mais elles ont un gros problème existentiel : elles ont du mal à se situer vis-à-vis des chargés de com' (c'est vrai ça, on sait jamais qui décide ! Quand c'est bien, c'est elles, quand ça pue, c'est nous !), du coup elles passent leur temps à faire n'importe quoi ! La dernière en date ?
Delphine s'occupe du lancement d’un site portail partenarial d'intermédiation (un truc trop puissant !). Delphine a donc transmis ses attentes à la direction de la com' : un plan presse et de l'achat de bannières Internet. Et, surprise, hier, Delphine a reçu un coup de fil de la com' :
« Ouais, salut ! Dis, je trouve que franchemeeent, faire des bannières Internet, c'est peut-être pas trop judicieux pour lancer un site. Moi, je préconiserais plutôt des annonces presse, tu voiiiis. » (Grande respiration, self control. Après tout, c'est vrai : cliquer sur une page de journal, c'est vachement plus facile que sur une bannière pour créer du trafic sur un site !).
Après plusieurs jours d'âpres négociations, Delphine a toutefois réussi à faire acheter ses bannières Internet.
« Ouais, salut, c'est moi. Dis, j'me disais, ça sert à rien de communiquer sur le lancement du site avant le lancemeeeent. Alors les bannières, on va les faire, mais après, courant juin, okèèèè ? »
Devant un tel puits de science et de logique, Delphine s'est inclinée, ne se doutant pas que le meilleur restait à venir :
« Ouais, salut, j'ai les 3 propositions des agences pour les affiches parlant du site. Tu vieeens ? »
Delphine est partie à la direction de la com' d'un pas léger, ne se doutant pas de ce qui l'attendait. Elle avait demandé un visuel décalé, et interdit les représentations sportives (y'a rien de plus con qu'un passage de relais pour de la transmission d'entreprises !). Et bien. Elle a eu DEUX passages de relais !! Oui, oui ! Et tellement bien fait qu'on dirait un passage de godemiché. Le problème, c'est que Delphine s'en est confiée à l'autre chargée de com' qui s'est empressée de présenter la chose au directeur. Qui, après avoir fini de rire, a dit qu'en effet, avec le fabuleux slogan trouvé par l'agence (« N'abandonnez pas, passez le relais »), le visuel avait un peu un air de « change pas de main, chéri, je sens que ça vient ! » (j'adore cet homme !). Et la troisième proposition ? Une multiprise. (Trop bien, le rapport ! On comprend que pour aller sur le site, 'faut brancher son ordinateur. Ou alors, on se rappelle qu'on avait un tour à faire chez Casto).
Du coup, Delphine a refusé toutes les propositions des agences, il a fallu relancer une consultation (délai : 15 jours), et les filles de la direction de la com' la détestent. Et la prochaine proposition sera présentée directement au directeur (et toc !). Mais ce qu'elles ne savent pas, les gentilles filles de la com', c'est que le directeur a d'ores et déjà convié Delphine à la réunion de présentation !!! (Vous avez dit teigneuse ?...) Va y'avoir du sport !
Delphine trouvera-t-elle enfin un visuel adapté à sa fabuleuse campagne de com' ?
Les gentilles filles de la com' vont-elles découvrir qu'un cerveau s'utilise ?
Que se passe-t-il si l'on introduit directement le godemiché dans la prise électrique ?
Vous le saurez en suivant le prochain épisode
vendredi, janvier 1 2010
01janv.2010
Je veux être fontionnaire : Episode 7 : Oh my gode !
vendredi, décembre 25 2009
25déc.2009
Je veux être fontionnaire : Episode 6 : Quand ça veut pas...
Delphine a bien avancé sur tous ses dossiers. Mieux encore qu'être dans les délais, elle est presque en avance ! Du coup. Elle est au chômage technique : tous ses dossiers sont en attente de validation (Ben oui, en avance dans l'administration ? Ca va pas, non ? Vite, freiner !).
Alors pour l'occuper quand même, on l'a envoyée passer le vendredi au salon de l'aménagement de la montagne à Grenoble (un vrai bonheur !). Elle est arrivée à 8h15, avec sa petite Clio aux couleurs de la collectivité (c'est rigolo, les gens, ils te laissent passer, du coup !) et elle a fait le pied de grue jusqu'à 19h.
Elle a dû affronter les visiteurs qui demandent où sont les toilettes ou le stand « machin-truc » (Ben oui, une blonde sur un stand près de l'entrée, ils se sont dit : c'est une hôtesse. Elle doit pas avoir de cerveau, mais elle a peut-être un plan du salon !), et les commerciaux qui font les malins quand ils apprennent que sur le salon, THE interlocuteur : c'est ELLE ! (J'ai eu droit aux fausses blagues, aux clins d'oeil, à la drague de bas-étage. Pire que les mecs bourrés à 2h du mat' rue Sainte Catherine, et ça, les connaisseurs apprécieront !).
Heureusement, il y avait aussi des gentilles communicantes d'une organisation partenaire sur le stand. Elles étaient très sympa, très ouvertes, et très cultivées (une plante verte aurait été meilleure compagne. J'ai failli commander une opération héliportée pour les anéantir !).
A la fin de la journée, Delphine a tout rangé, avec ses petits bras musclés, et elle est rentrée rendre la voiture. Et bien la pointeuse a dit : « 11h40 ! Trop de travail, trop de travail ! » (Ben oui, c'est interdit les journées de plus de 10h !), et elle a écrêté 1h40, afin que Delphine rentre dans les règles (Trop duuur ! Je fais des heures sup' pas payées que je rattrape même pas !). Mais bon, Delphine ne s'en fait pas, parce qu'elle est allée signer la prolongation de son contrat ce matin, et que la DRH l'a briefé sur ses congés.
Alors : il ne faut pas compter le 14 août et le 26 mai, parce qu'ils sont offerts ( !!?). Comme ce sera fermé pour ces 2 ponts, on ne peut pas travailler. Et on ne va pas OBLIGER les agents à poser un jour de congé, non plus (Ben oui, c'est vrai ! Peut-être que le gens, les ponts, ils ne veulent pas les faire ! On ne pense jamais à ceux qui veulent bosser !). Alors elle prend sur elle : certes, l'administration l'exploite (Ben oui, 1h40 pas payée, quand même !!!), mais après tout, avec ses 24 jours de congés à prendre d'ici 4 mois 1/2, elle peut fermer les yeux pour cette fois-ci.
Delphine acceptera-t-elle encore les heures supplémentaires ?
Va-t-elle faire exploser la pointeuse ?
Comment va-t-elle faire pour remplir 5 semaines de vacances ?
Vous le saurez en suivant le prochain épisode
mercredi, décembre 23 2009
23déc.2009
Les sélènes du monde de Fentis

Dessin par Maïa et colorisation par TdY (rendez-vous sur Fentis.com)
vendredi, décembre 18 2009
18déc.2009
Je veux être fontionnaire : Episode 5 : Le gros dossier de Delphine
Hier, Delphine a eu une réunion très importante. Il faut dire qu'elle travaille sur un très gros dossier : elle est en charge de toute la com' sur une rencontre à Lyon en octobre (si j'ai hérité du dossier, c'est parce qu'ils ont tous tellement peur de se planter qu'ils préfèrent filer ça à une contractuelle destinée à ne rester que 6 mois, ouf, heureusement que je suis là !). Elle a donc une réunion par mois pour parler de la com' avec plein de gens importants.
Et parmi tous ces gens, un petit nouveau s'est joint au groupe depuis 15 jours. Simon, il s'appelle. Il est gentil Simon. Pas très réactif, mais gentil. C'est pratique, les gens gentils. On ne peut pas leur faire la guerre : ils sont gentils ! Mais là, Delphine avait de l'avance sur tout le monde : Simon était dans son lycée. Ils étaient ensemble en cours d'anglais. Il était déjà très gentil et pas très futé. Mais à l'époque, il croyait qu'il était drôle. Maintenant, il doit savoir que non, parce qu'il n'essaie plus. Il est très content que Delphine soit là, d'ailleurs, il lui a dit. Il est un peu perdu dans cet univers, Simon, alors il fait la bise à Delphine et s'assied à côté d'elle pour lui poser des questions en cachette quand il ne sait pas de quoi on parle (Et là, paf ! Je balance ses questions tout haut, agrémenté d'un « Pour Simon, qui commence, est-ce qu'on pourrait expliquer. ? » Ben oui, c'est pas gentil-gentil, mais au lycée, il se payait ma tronche, et me traitait de « boudin ». Ooooh, l'erreur !!! « La vengeance, blablabla. »).
Alors Delphine l'aide quand même un peu, pour qu'il soit en confiance, et elle attend la suite un petit sourire en coin Et puis elle aide aussi l'assistante de l’organisateur, qui ne sait pas vraiment ce que c'est que «communiquer». Elle propose de faire une plaquette 3 volets, pour simplifier l'information pour le grand public, mais elle veut mettre tellement de choses dessus qu'on ne comprend plus rien (comme j'ai eu des remarques sceptiques sur une soi-disant exagération de ma part, voici un exemple de son intelligence brillante et de son sens de la synthèse : tellement de texte que pas de place pour le moindre visuel, et le calendrier de la semaine ne figure nulle part, , alors que c'est un cycle de visites et de conférences !!). Alors Delphine prend du temps pour lui que la com', c'est pour être compris ! En plus de tout ça, elle veut mettre tout plein de logos sur la plaquette, mais il n'y a pas de place. Delphine fait remarquer que 15 logos, c'est trop, qu'il faudrait peut-être les trier ! Alors elle panique, parce qu'elle ne sait pas comment faire. Delphine, force de proposition comme toujours, a donc émis plusieurs idées :
- on met un logo proportionnel à l'investissement financier (c'est moche et mesquin, mais comme ça, c'est nous le plus gros, c'est tactique)
- on lance un modèle recouvert d'un autocollant à gratter à la place du logo. Comme ça, on met un logo différent à chaque fois, on gratte et on découvre lequel on a. Lancé comme cela, on crée une nouvelle collection : les gens s'échangeront les plaquettes pour avoir tous les logos, ça va circuler partout, on en parlera au 20h, ça va faire fureur jusque dans les cours de récré (et comme ça , les mômes, à 5 ans, ils parlent pôles de compétitivité au lieu de Lorie et ils jouent au PDG et à la secrétaire à la place du papa et de la maman ! On prépare les élites de demain).
Devant l'air dubitatif de son homologue, Delphine a finalement proposé qu'on réduise la taille de tous les logos. « Ah bah oui, c'est plus simple ! » (quand je pense qu'elle est brune !).
Delphine arrivera-t-elle à faire de cet évènement le coup d'éclat de sa jeune carrière ?
La fille de l’organisation va-t-elle un jour décider de brancher ses deux neurones en même temps ?
Comment Delphine va-t-elle gérer tout ça alors qu'elle est en RTT demain ?
Vous le saurez en lisant le prochain épisode des aventures de DeF
vendredi, décembre 11 2009
11déc.2009
Je veux être fontionnaire : Episode 4 : Mais servir à quoi ?
Hier, Delphine a eu une bonne nouvelle : elle a tellement bien fait ses preuves durant sa période d'essai que son contrat est prolongé jusqu'au 12 septembre, comme prévu. Delphine est très contente : elle va pouvoir passer 5 mois à envoyer des mails à ses amis.
Toutefois, Delphine a été très surprise par la formule de la DRH : "Devons-nous prolonger en sa qualité d'agent non titulaire Delphine, eu égard à sa manière de servir?"...
Delphine, en blonde qui se respecte est restée perplexe, et s'est accordé un moment de réflexion pour comprendre (ici, lire : je suis allée prendre un café). "Eu égard à sa manière de servir" ? Mais servir à quoi, en fait ?
Le contrat de Delphine est-il prolongé parce qu'elle sert de chargée de com' ?
Qu'elle sert de collègue dynamique ?
Qu'elle serre les fesses ?...
Bien que dubitative, Delphine se réjouit de ce prolongement,qui va lui permettre d'avoir plein de jours de congé (si, si : entre le 2 mai et le 12 avril, je DOIS poser 22 jours!). En plus, le directeur a dû se justifier pour pouvoir la prolonger. Ses arguments : "efficace et sympathique". Et bien Delphine trouve cela ma foi très agréable. S'il suffit de rire un peu pour contenter tout le monde, soit, soyons fous!!! Transférons des mails hilarants à base de femmes à poil, passons des coups de fil dans les bureaux d'à côté en se faisant passer pour quelqu'un de l'extérieur, glissons de l'encre sur les coussins des fauteuils de bureau, dévissons le capuchon de la salière à la cantine!... Que de bonnes idées pour garder son poste ! Voilà qui force le cerveau à régir efficacement (ça tombe bien, paraît que j'assure dans l'efficacité! En même temps, 15 jours pour une plaquette de 8 pages, quand il a fallu 7 mois à un collègue pour 4 pages!... C'est ça l'truc!) Qui a dit que la fonction publique n'était un milieu exigeant?
Delphine arrivera-t-elle à renforcer son capital sympathie ?
Saura-t-elle continuer sur le rythme effréné qu'elle s'est imposé pour se faire remarquer ?
Devra-t-elle subir un contrôle anti-dopage ?
Vous le saurez en suivant le prochain épisode
vendredi, décembre 4 2009
04déc.2009
Je veux être fontionnaire : Episode 3 : Maussade Mercredi
Cet après-midi, Delphine se sent seule dans son grand bureau le long de ce grand couloir.
C'est normal : nous sommes mercredi après-midi, il n'y a pas école. Du coup, c'est la récréation pour tout le monde : seuls deux bureaux résistent encore et toujours aux ARTT (Oui, oui, sur les 23 fonctionnaires, seules la secrétaire et moi travaillons !!!). Enfin presque, parce qu'il y a une fille qui est en arrêt maladie depuis deux semaines, la pauvre: le directeur lui a fait une réflexion sur son organisation. Elle a craqué sous le stress de la réunion qu'elle devait organiser le 24 mars, et n'est pas revenue depuis (si, si, le truc où moi, j'ai créé de toutes pièces en 3 jours 6 plaquettes et 2 powerpoint, je me suis tapée 80 pochettes la veille au soir et j'ai géré des ordinateurs sans mot de passe !!!).
Il faut dire que c'est dur, le rythme, ici. Alors forcément, il en faut peu pour que les nerfs lâchent. D'ailleurs, Delphine se demande si ce n'est pas à cause de la grande question qui hantait les bureaux hier que les gens ne sont pas là aujourd'hui. C'est vrai, ça ! Sa collègue de communication a posé une question existentielle à tout le service tout l'après-midi (on a eu que 3 bonnes réponses, dont 2 après réflexion et schéma. Si, si, promis ! Mais bon, faut dire, vous allez voir : c'est corsé, faut au moins poser l'équation et faire quelques croquis avant de pouvoir se faire une idée) : « les vaches ont-elles les cornes entre les oreilles ou les oreilles entre les cornes ? ». De quoi se faire une crampe de cerveau ! Après une telle énigme, rien de plus normal qu'un jour de repos, tout de même !
Alors Delphine travaille, seule, pendant que le vent s'engouffre dans le grand couloir en poussant les bottes de foin dans la poussière. Et par la fenêtre, elle regarde, mélancolique, les gouttes de pluie tomber, et se demande : « Comment faire pour créer une plaquette sur l'économie sociale et solidaire d'ici fin mai, alors que les chargés de mission et les élus ne sont pas encore sûrs de la définition exacte et des projets que cela recouvre ? ».
Et à qui peut-elle confier ses angoisses, lorsque les téléphones sonnent et résonnent dans le vide de ce maudit couloir ?...
Delphine retrouvera-t-elle ses collègues ?
Arrivera-t-elle à faire une plaquette pleine de rien ?
Comment a-t-elle pu perdre le concours « un taille-crayon pour ton chef ? »
Vous le saurez en suivant le prochain épisode des aventures de DeF
vendredi, novembre 27 2009
27nov.2009
Je veux être fonctionnaire : Episode 2 : Un évènement rudement bien préparé
Delphine s'est rapidement fait à son rythme de travail.
La semaine dernière a toutefois été très agitée : Delphine devait préparer des documents pour une réunion le vendredi matin. Réunion très importante : "Politique économique sectorielle régionale" (oui, moi aussi, rien que le nom me faisait baver d'envie). Et une surprise de taille attendait Delphine : bien que cette réunion soit prévue depuis deux mois, comme personne n'avait été désigné directement responsable, rien n'avait encore été fait ! Tout le monde a attendu, en faisant mine de ne pas être au courant !
Lundi matin, Delphine a donc appris qu'elle avait 2 jours pour récupérer 25 documents, dont certains n'existaient même pas encore (je vous parle pas de la galère pour récupérer les interventions des participants, même pas encore préparées !).
Résultat : il a fallu courir partout, faire du charme au service repro (du coup, y'en a un qui me lâche plus, et évidemment, il est immonde !), et Delphine a soudain eu l'impression d'être à nouveau en stage. Elle a passé tout le jeudi à imprimer, photocopier, agrafer, mettre en pochettes (On dirait pas comme ça, mais j'ai mis très exactement 2 000 documents dans 240 sous-pochettes dans 80 pochettes !). Avec les délais explosés, Delphine n'a pas eu honte du tout quand elle s'est rendu compte qu'il allait falloir distribuer certains documents en noir et blanc (ben oui, on avait pas assez de plaquettes couleurs, et ni photocopieuse ni d'imprimante couleur. Donc on a photocopié à l'arrache des plaquettes couleurs !).
Finalement, en partant à 19h30 jeudi soir et en arrivant à 7h45 vendredi matin, Delphine a réussi à tout mettre en pochette. Le plus drôle a quand même été en arrivant dans la salle de réunion : non seulement trois intervenants avaient décidé de changer leur intervention, il a donc fallu changer les fichiers dans l'ordinateur portable pour les projeter, mais surtout, l'ordinateur était fourni sans mot de passe et personne n'a jamais pu le démarrer ! Il a quand même fallu demander l'ordinateur portable de l'une des participantes( Ben oui, on avait fait une demande pour un ordinateur, mais s'il ne marche pas, il faut refaire une demande, avec au moins deux heures de délai pour la réponse - Ah, l'administration française !).
Heureusement, tout s'est bien fini, tous les participants sont repartis avec des dossiers énormes dans des pochettes non fermées (le meilleur, c'était d'entendre les dossiers glisser des genoux des participants, voir la masse de papiers se répandre sous les chaises, et observer les efforts démesurés des gens pour les récupérer discrètement !!!... J'adore ! J'ai appris 3 techniques différentes !), et ce matin, Delphine avait un mail de remerciement du directeur du service pour (je cite) « autant de dossiers très bien faits et complets » (Je rêve ! Il n'y a pas 10 dossiers avec le même nombre de doc à l'intérieur !).
Bref, Delphine a tout sauvé, un de ses collègues lui a dit qu'elle était une reine (je le savais déjà !), et elle posé 3 jours de congés d'ici à fin avril (mais que les semaines sont courtes quand on prend son lundi !).
En attendant, elle se concentre très fort sur sa journée de demain : elle a une formation sur Word, Outlook et Internet (Ouf, heureusement, parce que depuis que je suis arrivée, je me demandais à quoi ça servait ce truc avec un écran, là, devant moi !).
Delphine arrivera-t-elle à prendre en mains les outils?
Trouvera-t-elle le taille-crayon le plus original au meilleur prix pour gagner le concours lancé dans le service ?
Trouvera-t-elle enfin quelqu'un qui sait comment on recharge l'agrafeuse électrique ?
Vous le saurez en suivant le prochain épisode
vendredi, novembre 20 2009
20nov.2009
Je veux être fonctionnaire : Episode 1 : Prise de marques
Depuis hier, Delphine travaille comme chargée d'information et de communication dans une collectivité territoriale.
Quand elle est arrivée à la DRH pour récupérer son badge (ah oui, on badge ici: 6h30 de présence minimum obligatoire par jour, c'est vérifié!) et son contrat de travail, on lui a appris que son contrat n'était pas encore prêt, mais qu'en attendant, elle pouvait récupérer sa feuille de congés (sympa comme accueil, non?). Delphine va travailler jusqu'au 12 septembre, mais d'abord, on lui fait un contrat jusqu'au 30 avril : elle doit donc absolument prendre les 7(??!!!) jours de congés qui lui sont attribués d'office avant cette date (ça, c'est trop dur comme fonctionnement!).
Après, Delphine a intégré son service. La personne avec qui elle travaille, la chargée de com' en place, n'était pas disponible : elle était au café.
Mais dès qu'elle a eu fini, elle a accueilli Delphine très sympathiquement, et a proposé... Un café! (Ben on sait jamais, pour peur que j'aie l'air endormi...).
Bref, 6 cafés et une relecture de plaquette plus tard (où, après la 3ème navette entre notre service et la direction de la com', ils n'avaient pas vu qu'ils avaient écrit "Emploi" avec un "E" à Emploie...) , Delphine avait déjà bien compris les méthodes et le rythme de travail: tout ce qu'on lui demande cette première semaine, c'est de prendre des rendez-vous avec les gens de son service pour bien qu'elle comprenne à quoi sert le service et les politiques mises en place (Après mes premiers rendez-vous, je comprends de moins en moins). Après, elle pourra commencer à traiter son premier dossier, qui est urgent, puisqu'elle doit travailler sur une plaquette qui doit être prête pour le 30 avril (elle n'a été lancée qu'en août dernier, ça fait court, en délais!).
Heureusement, elle va s'occuper d'un dossier passionnant : l'économie Sociale et Solidaire (autrement dit, le truc qui fait bien dans une politique de gauche, mais qu'on sait pas trop ce qu'y a dedans et comment on fait, pasque quand même, ça coûte, y'a tellement de précaires, tout ça, tout ça...).
Il n'y a plus qu'à se jeter à corps perdu dans le travail, et aller prendre un café! (Ah oui, et poser mes jours de congé, aussi, c'est pas vrai, je vais faire comment, moi?!)
13nov.2009
Epilogue : l'adieu aux larmes
Ca y est! C'est le dernier jour! Delphine a classé tous ses dossiers, récupérés tous ses documents personnels, et s'est pris la tête avec la stagiaire (Ben oui, je lui ai répété 3 fois de suite : "Ben vas-y, comme elle parle! Tu prends ma place, toi!", et ça ne lui a pas plu, alors elle s'est énervée. Mais elle est au bord de la dépression, c'est pour ça). Une fois ce malentendu, causé il faut le dire par l'humour un peu lourd de Delphine, réglé, la journée s'est écoulée calmement. Comme il y avait un forum international, les commerciales ne sont pas venues de la journée, pratiquement. Pas un mot pour Delphine, d'ailleurs... Enfin, mis à part de sa supérieure pour lui demander de lui préparer à l'avance tous les rendez-vous de la semaine à venir (Delphine la stagiaire a senti comme un manque de confiance,sur ce coup-là...). Le déjeuner s'est passé dans une ambiance conviviale avec... Tous les stagiaires du 6ème étage. Ah oui, personne dans le service n'a pensé à déjeuner avec Delphine, pour son dernier jour, à quoi bon? Comme les commerciales, si conviviales, n'avaient a priori rien prévu, les deux Delphine sont allées acheter des jus de fruits et des quatre-quarts (le champagne, ç'aurait été gâché, et bien trop cher). A dix-sept heures, comme rien ne semblait bouger, elles ont tout ouvert, et appelé les stagiaires pour qu'ils viennent prendre un pot (je trouve ça classe et sympa, moi, après trois ans dans ce magazine, un pot fait par moi-même avec des stagiaires. En même temps, à l'étage... C'étaient les seuls à être sympas!) Vers 17h30, les commerciales ont fait irruption dans le service: "Oooh, mais c'est sympa, ça, un p'tit goûter! En quel honneur?" "Ben, c'est moi, je pars ce soir..." "Ah, mais oui, c'est vrai, déjà... A ton départ alors!..." Et voilà. Après cette poignante et déchirante séparation, et croûlant sous les fleurs et les présents imaginaires, Delphine a quitté le groupe. Quel supplice que de quitter la presse féminine, cet univers si glamour, si sympathique, si peu enclin à la superficialité et à l'hypocrisie... Mais bon, il fallait bien se faire une raison. ALors pour noyer son chagrin... Delphine est allée boire des cocktails avec sa stagiaire (que je la plains!...), un des coursiers ("ce rustre?"Oui, oui, lui-même... Jalouse!), la fille du shopping, et le seul garçon en stage à l'étage. Et bizarrement, un sentiment d'euphorie s'est emparé d'elle dans le bar (Meuh non, c'est pas l'alcool! N'importe quoi...). Vivement le déménagement!
Delphine arrivera-t-elle a survivre loin de son magazine favori?
La stagiaire résistera-t-elle à la drogue?
Est-ce qu'il est vulgaire de mettre des résilles?
Que faire quand on file son collant?
Où trouver des bottes pas chères?
La jalousie est-elle un vilain défaut?
Peut-on faire une couleur à son chien?...
Vous le saurez en lisant la presse féminine!
jeudi, novembre 12 2009
12nov.2009
Un éléphant, ça trompe énormément
lundi, novembre 9 2009
09nov.2009
Un portrait au crayon de couleur de mes jeunes années
vendredi, novembre 6 2009
06nov.2009
La polyvalence c'est bien

Mais pas toujours... Résultat : aujourd'hui je fais plus de tech que de graph... La loose !
06nov.2009
Episode 7 : CDI = Chèque Diminué Immédiatement!
Après quinze jours d'un suspense insoutenable, Delphine a enfin été fixée. Vendredi dernier, Anne-Caroline lui a annoncé que son CDD serait transformé en CDI, et qu'elle devait aller voir Hugues de l'Escalopier pour en connaître les conditions. Delphine a donc pris rendez-vous avec l'Escalope dès lundi, qui lui a annoncé qu'il n'était au courant de rien sur ce poste, et qu'il pensait qu'elle venait postuler pour un CDD de 3 mois dans un autre service (Ah ben oui, j'y gagne, suis bêêête!). Il lui a ensuite annoncé que si Anne-Caroline lui avait promis un CDI, ça allait être le cas. Delphine est remontée furieuse dans son bureau pour en parler avec Anne-Caroline, qui n'en est pas revenue (C'est vrai qu'un tel monceau de nullité DRH adjoint, ça fait peur! Ou rire. Ca dépend). Elle en avait pourtant bien parlé avec lui le vendredi! Pas si blonde que ça, Delphine s'est dit qu'il devait y avoir baleine sous gravillon. Elle a donc pris la liberté de passer un coup de fil à Chrystel, l'assistante RH avec qui elle s'entend bien (rien de mieux que le réseau!). Elle a donc appris qu'elle allait s'occuper d'une quatrième commerciale, être assistante sur un nouveau magazine, Marie Claire 2 (comme s'il n'y avait pas assez de conneries dans un seul!), et que pour compenser ce surplus de travail, son salaire allait être diminué de 150 euros par mois (Euh, je crois que tu t'es trompée, là... "Augmenté, tu veux dire?" "Nan, nan, diminué"). Là, Delphine a eu un moment d'absence. Travailler un tiers en plus pour 150 euros de moins, c'est un challenge! Elle a donc décidé de les envoyer se faire voir très très fort. Et elle a crié sur tous les toits ce qu'on lui avait proposé ("Oh, mon Dieu, tu as bien fait de refuser, il en faut pus, des comme toi!" "Oui, mais toi, t'as accepté, pourtant?" "Oui, mais moi, c'était y'a longtemps, les conditions étaient différentes").Ensuite, elle a laissé la boucle cybernétique de second ordre faire son oeuvre (les connaisseurs apprécieront) : tout le monde est choqué, tout le monde trouve que Delphine a du courage, que c'est ignoble et qu'elle a bien fait, mais personne ne l'aurait vraiment fait. (Chez Marie Claire, ça s'appelle le courage d'être franc!)
Du coup, Delphine vit ses derniers jours à Marie Claire. Elle les savoure. Ah, quel goût ils ont, ces "Mais bien sûr Anne-Caroline", "Tout de suite Elisabeth", quand elle sait que jeudi prochain, elle claquera la porte. Et que vendredi, elle ira emménager avec l'homme de sa vie à Chambéry pour commencer de nouvelles aventures. Heidi n'a qu'à bien se tenir, voilà Delphine dans "La petite maison dans la montagne".
Delphine la stagiaire va-t-elle survivre au départ de Delphine l'assistante?
Le service pub va-t-il fêter le départ de Delphine, qui ne cadrait pas du tout dans l'énergie du bureau?
Delphine résistera-t-elle à l'envie de dire à ses collègues tout le bien qu'elle pense d'elles avant de partir? Comprendront-elles?
Vous le saurez en suivant le dernier épisode des aventures de Delphine à la pub: "L'adieu aux larmes"
vendredi, octobre 30 2009
30oct.2009
Episode 6 : Où cours-je?
Depuis une semaine, Delphine est un peu inquiète: Julie, l'assistante achat d'espace a décidé de partir. Du coup, Anne-Caroline a commencé les entretiens pour la remplacer. C'est joli, tout ça, mais qui pense à Delphine, dont le CDD se finit le 30 juin (Oui, c'est vrai, ça, non mais des fois!...)?
Delphine en a donc parlé à ses supérieures, qui lui ont assuré que son contrat était reconduit, et qu'elles obtiendraient probablement même un CDI (Ah, merde! Mais je veux pas rester, moi!). Delphine est donc allée voir ce cher Monsieur de l'Escalopier à la DRH pour en parler avec lui. Et là, surprise! Il lui annoncé que le poste n'était a priori pas reconduit," mais que cela pouvait évoluer d'ici la fin de son contrat" (Ah, merde! Mais je voulais pas partir si vite, moi!). Comme toute l'équipe était en voyage à Shangaï, Delphine n'a pas pu en parler immédiatement, et s'est donc confiée à la stagiaire, Delphine, qui a menacé de se suicider au saucisson si Delphine ne restait pas jusqu'à la fin de son stage (Pas facile, hein, deux Delphine?...). Devant tant de pression, les supérieures des Delphine ont appelé directement le directeur général de Marie Claire pour négocier avec lui (pourvu que ce soit pas un CDI avec une période d'essai de 2 ans... Ou pire : un CDD de 13 mois!).
Dans le même temps, comme elle a vu que les choses traînaient, Delphine a envoyé son CV à quelques annonces ANPE. Et elle a eu une proposition à Lyon! Elle avait postulé pour un poste d'attachée de presse en CDI pour un salaire de 1 300 à 2 500 euros, mobile et primes (Je savais pas que ça existait!). Et son CV a retenu l'attention! Mais pas pour le poste d'attachée de presse (j'ai pas le profil du tout), pour un poste de chargée de clientèle (Ah bah oui, j'suis con! Après 5 mois d'assistanat commercial, sûr, je maîtrise. Alors que la com', bof!). Mais quelle ne fut pas sa surprise quand elle demanda des précisions sur le poste! Il s'agit d'une agence matrimoniale spécialisée dans les filles russes (ils y connaissent rien, ces Français! Les p'tites Polonaises sont bien mieux!). Le boulot? Suivre les dossiers clients, vendre des prestations supplémentaires après l'adhésion du client (mon dieu! Est-ce que je comprends bien?...) et reproposer très vite une nouvelle adhésion aux boulets qui n'ont pas réussi à se marier (pourtant, avec une russe....). Bref.... Delphine attend que Marie Claire lui donne une réponse sur son futur à la pub. Et les commerciales lui ont promis qu'elle serait fixée la semaine prochaine (Eh oui! Être en concurrence avec une agence matrimoniale, ça fait flipper!!!)
Delphine va-t-elle rester à Marie Claire?
N'a-t-elle pas une opportunité en or pour revenir à Lyon?
Marie Claire va-t-elle résister à l'invasion des russes?
Vous le saurez en suivant le prochain épisode des aventures de Delphine à la pub!
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